Les études dans les pays anglophones sont-elles meilleures ?

STUDY EXPERIENCE : LE SPÉCIALISTE DES ÉTUDES A L'ÉTRANGER

C’est la période des examens et beaucoup d’étudiants pensent à leur avenir : faut-il intégrer une grande école, une fac, ou alors tenter une expérience à l’étranger ? Les universités anglophones sont souvent mieux classées que les établissements français, mais cette différence est-elle justifiée ?

Le système public français présente un énorme avantage : la quasi-gratuité des études ! La majorité des formations vous sont proposées et l’admission n’est pas nécessairement très sélective. Parmi les centaines de formations proposées, les voies professionnelles sont de plus en plus demandées : quoi de plus naturel pour rentrer sur le marché de l’emploi avec de l’expérience en poche, que de passer d’abord par un contrat de professionnalisation ou par une formation en alternance ? Des inconvénients peuvent cependant ponctuer votre parcours : peu de services sont mis à la disposition des étudiants, les installations se veulent sommaires et les établissements n’ont pas les moyens d’investir massivement dans la recherche. Il est vrai aussi, à quelques exceptions près, que les établissements publics français manquent de renommée sur la scène internationale.

Ce sont ces arguments qui poussent beaucoup d’étudiants à opter pour la voie des écoles privées. Les études deviennent alors payantes, mais ces écoles spécialisées disposent de plus de moyens pour satisfaire aux exigences des étudiants : plus de services, des installations modernes, de plus petites classes… Michael, étudiant à l’INSEEC, nous donne son avis : "Les écoles privées offrent un cursus plus axé et plus efficace en termes d'enseignement. La plupart des cours sont dispensés par des intervenants professionnels, qui utilisent leur expérience sur le terrain pour illustrer leurs cours. Les écoles privées jouissent d'une réputation en général supérieure aux universités et donc, sont plus valorisantes sur un CV même si les cours ne sont pas forcément meilleurs que dans le public".

Le système éducatif français est envié dans le monde entier, notamment grâce à la qualité des Grandes Ecoles, qui forment chaque année certains des meilleurs étudiants. Ce sont d’ailleurs les écoles spécialisées, et non pas les universités françaises, qui bénéficient généralement d’une notoriété internationale plus importante.

L’accès à ces établissements privés n’est pourtant pas toujours facile. La case prépa est généralement incontournable pour réussir les concours d’entrée et celle-ci ne convient pas à tous. Par ailleurs, prévoyez de payer des frais de scolarité élevés avec un accès aux bourses plus limité. Il est vrai qu’il faut essayer de voir ces frais comme un investissement à long terme, puisqu’un diplôme de Grande Ecole est censé faciliter la recherche d’emploi. En 2010, 79% des diplômés d’écoles privées ont trouvé un emploi, contre 65% pour les étudiants universitaires françaisi. Mais pourquoi aussi ne pas envisager une expérience totalement différente – à l’étranger par exemple ? Nous entendons souvent parler des grandes universités anglo-saxonnes, mais les études qui y sont proposées sont-elles nécessairement meilleures qu’en France ?

Meilleures ? Certainement pas. Mais elles sont tout aussi bien et vous bénéficierez d’une approche véritablement différente. A en croire les classements, les écoles françaises sont encore loin derrière à l’échelle mondiale (selon le QS World University Rankings 2012, les dix premières universités sont toutes américaines ou britanniques), mais il est important de nuancer cette donne : culturellement parlant, plus de recherche est effectuée au sein des entreprises et non pas dans les établissements – or c’est justement la recherche qui joue un rôle déterminant lors de l’élaboration des classements. Il suffit de comparer les chiffres pour bien se rendre compte du gouffre qui existe. Alors que l’enseignement supérieur français consacrait €5,2 milliards à la recherche en 2009, les universités britanniques investissait €8,5 milliards la même année. A elle seule, l’université de Cambridge (n°1 mondiale selon QS) dépensait €213 millions en 2011ii… Même une université un peu moins connue en France, comme celle de Macquarie (Australie – 220e mondiale) consacrait 27 millions d’euros sur la même période, alors que l’université de Montpellier 2 (288e mondiale) déclarait un budget de 13 millions d’euros. En conséquence, les établissements français figurent moins bien dans les classements mondiaux mais ce n’est pas pour autant que la qualité de l’enseignement est mauvaise. Loin de là !

De manière générale, il est vrai aussi que les universités anglophones disposent de beaucoup plus de moyens : les études ne sont pas gratuites, certes (et même plutôt onéreuses…), mais beaucoup d’entreprises investissent en binôme avec les établissements, ce qui leur permet de recruter davantage de professeurs et de mieux s’équiper. La recherche existe aussi en France, mais davantage au sein des entreprises et des centres nationaux (comme le CNRS), alors que les étudiants anglophones ont la possibilité de côtoyer ces mêmes entreprises et d’utiliser les dernières installations et technologies dans le cadre de leurs études. Force est-il aussi de constater que ces universités jouissent généralement d’une bonne notoriété internationale, qui vous ouvrira bien des portes si vous visez une carrière multinationale.

Les admissions sont sur dossier, mais postuler au sein d’un établissement étranger n’est pas évident, puisque vous devez tenir compte des différences culturelles : une lettre de motivation n’a pas le même format en Angleterre, par exemple. N’oubliez donc pas d’interroger votre conseiller d’orientation au moment de mettre sur pied votre projet d’études. Contactez aussi le bureau des étudiants internationaux des universités qui vous intéressent ou adressez vous à des organismes spécialisés, qui peuvent vous accompagner dans les démarches de demande d’admission.

Les étudiants, qui ont eu la chance de tester les études dans un pays anglophone, remarquent souvent une approche plus participative. Là où l’écoute et la prise de note sera encouragée en France, l’interaction avec les professeurs et la familiarité seront la norme dans les pays anglophones – il s’agit d’une simple différence culturelle, mais qui fera le bonheur de certains. Aude, étudiante à l’Australian National University de Canberra (Australie – 20e mondiale), nous explique : "La différence de méthodologie et d'organisation de l'enseignement est très importante. En général, le choix des cours est plus flexible, mais les enseignements sont souvent très ciblés et les interactions avec les enseignants limitées du fait du faible nombre d'heures de contact. Par exemple, un étudiant en sciences politiques ou relations internationales aura en moyenne 13h de cours par semaine. La contre partie est le nombre important de chapitres à lire chez soi, qui peut s'avérer être une entreprise éreintante lorsque l'anglais n'est pas la langue maternelle de l'étudiant. Mais le professeur restera toujours à disposition". Eileen, étudiante à l’université d’Auckland en Nouvelle-Zélande (68e mondiale), rajoute : "Généralement le professeur nous donne à l’avance les chapitres à lire pour le prochain cours afin que nous ne soyons pas perdus pendant la lecture et qu’il y ait une interaction entre le professeur et ses étudiants".

Il est faux d’affirmer que les études à l’étranger sont forcément meilleures qu’en France. Par contre il est vrai que ces études peuvent mieux convenir à certains étudiants. Certains parmi vous s’épanouiront davantage dans un système et environnement différent, mais d’autres verront cette opportunité comme une manière idéale de complémenter leur formation initiale française. Pour Aude, "les avantages de faire ses études à l’étranger c’est pouvoir être en immersion totale dans une nouvelle culture et de s’ouvrir ainsi l’esprit. Il est évident que j’ai gagné un 'mérite' par ma mobilité et une compétence linguistique beaucoup plus importante que si j’étais restée en France".

Rédaction : Marc McHugo- Directeur Associé de Study Experience

Publié le 8/11/2012
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